
Voilà. J'ai fini le tome 5 de Game of Thrones. Mais je ne vais pas en parler. J'ai envie de faire un article sur mes personnages préférés, mais je dois parler du tome 5 pour expliquer mon classement. Bon, par contre, j'ai pas besoin du tome 5 pour dire à quel point je déteste Jorah Mormont.
Ceci est un article sans spoil, ne vous en faites. Je vais juste tenter d'expliquer pourquoi j'aime tellement cette épique saga.
D'abord, les personnages. Il y a certains personnages que j'aime, d'autres que je déteste. Je soutiens certains comme je lutte face à d'autres. Et ma position évolue parfois. Je déteste certains personnages, mais je sais pourquoi. Non, ce n'est pas parce qu'il est le méchant. C'est plus personnel que ça. On comprend certains personnages, on pardonne parfois. Et d'autres, on ne les comprend pas. Et ça dépend réellement de soi. Je suis un grand fan de la Maison Lannister et je suis - tristement le seul - à reconnaître l'oeuvre quasi-altruiste de Tywin Lannister. Bon ok, il ne faut pas exagérer, il pense surtout non pas à sa famille, mais à sa Maison (Ce qui est très différent). Mais bref, je ne vais pas lancer un débat. C'est juste un exemple pour illustrer mon propos. A l'inverse, j'apprécie énormément Renly, personnage très charismatique, mais je ne peux pas le soutenir car selon moi, il n'agit pas bien. Il n'a rien à faire sur le trône, c'est comme ça !
On résume à tort la richesse de ces livres à la multitude de personnages. Ils sont nombreux, certes. Mais ils sont surtout très différents, avec un passé qui a un réel impact. On a des symboles, des phrases qui reviennent de manière récurrente. Que ce soit Daenerys qui répète "Je ne dois pas faire marche arrière" ou le fameux "Tu n'y connais rien, Jon Snow", toutes ces petits détails donnent une texture étonnante à chaque personnage. Même à Cersei ! (SI SI SI)
Et c'est ça qui me plait. C'est pour moi la base du roman. Des personnages tellement livrés à eux mêmes, qu'ils parviennent à aller à l'encontre des attentes du lecteur. On a beau aimer tel ou tel personnage, on finit toujours par se dire "Mais pourquoi tu fais ça ?!" car on veut une fin qui soit bonne pour lui. Ce qui se dégage de chaque roman, c'est cette impression qu'il n'y a aucun contrôle. On le perçoit très bien avec les Autres, ceux qui se trouvent derrière le mur, qui semblent être le centre de "A song of Ice and Fire". L'auteur nous laisse deviner que l'histoire prendra son sens par rapport à eux : et pourtant, qui s'en préoccupe ? Qui se soucie de ce qu'il se passe derrière ce fichu Mur ? Personne ! Comme si l'auteur avait perdu le contrôle. C'est son histoire ? Peu importe ! Chacun continue sa vie comme il l'entend.
C'est cet élément magique qui permet les intrigues les plus incroyables, les rebondissements les plus inattendus, les décisions les plus critiquables.
Ce n'est pas la seule raison qui me pousse à aimer Game of Thrones. Mais je souligne cette raison, car elle me semble très spécifique à Game of Thrones. J'ai rarement ressenti une telle liberté dans un roman. A tel point que je suis incapable, actuellement, d'imaginer une quelconque fin possible, un quelconque vainqueur. (Mais je prie pour que ça soit Cersei)
